BA275EB834DC47F88BD5698A51622F60 Plante naturelle huile essentielle

Plante medicinale huile essentielleLes plantes naturelles et huiles essentielles au service de votre santé

Les plantes naturelles et huiles essentielles au service de votre santé



Plante Naturelle
: Qui appartient à l’ordre de l’univers
Huile ESSENTIELLE: Qui est absolument indispensable


La santé et la beauté par les plantes et les huiles essentielles




Une histoire naturelle
Le trés haut à fait produire à la terre des médicaments avec les plantes, l'homme sage ne doit pas les ignorer: recommande l'Ecclésiaste; mais bien avant que le texte sacré ne fasse allusion à la
phytothérapie, ou médecine par les plantes, l'usage des plantes s'était répandu et transmis, dans les plus anciennes civilisations connues, de recourir aux vertus curatives de certaines plantes, on peut dire qu'il s'agit d'une des premiéres manifestations de l'effort immémorial de l'homme pour comprendre et utiliser la nature et les plantes, répondant à une de ses plus anciennes inquiétude; celle qui nait de la maladie et de la souffrance.


Il est remarquable que toutes les civilisations, sur tous les continents, aient développé, à côté de la domestication et de la culture des plantes à des fins alimentaires, la recherche de la qualité thérapeutique des plantes. Il est peut être plus remarquable encore que cet ensemble de connaissances,sur les plantes ait traversé les millénaires, en s'approfondissant, en se diversifiant, mais sans jamais devenir globalement caduc. L'usage des propriétés de l'opium retiré de la plante le pavot, 4000 ans avant qu'on apprenne à en extraire la morphine, est à cet égard significatif de la pérennité de la connaissance des plantes, longtemps restées empiriques, et que depuis quelques siècles, le progrès des sciences modernes a rendues plus rigoureuses. Aujourd'hui même, malgré le développement spectaculaire de la chimiothérapie, la phytothérapie reste très utilisée, et connaît même un certain regain de faveur depuis que les conséquences parfois néfastes d'un abus des drogues chimiques ont été mises en lumière.
On peut, si l'on veut prendre une vue d'ensemble du progrès des connaissances
humaines concernant les
plantes médicinales, distinguer trois grandes périodes. Pendant l'Antiquité égyptienne, grecque et romaine s'accumulent des connaissances,sur les plantes, empiriques nombreuses qui seront transmises, en particulier par l'intermédiaire des Arabes, aux héritiers européens de ces civilisations défuntes. A partir de la Renaissance, ces savants occidentaux vont mettre à profit le renouveau de l'esprit scientifique et la multiplication des voyages de découverte pour développer considérablement cet acquis et amorcer une mise en ordre rigoureuse de tous les éléments de l'expérience passée. Enfin, surtout depuis la fin du xvni siècle, le progrès très rapide des sciences modernesest venu enrichir et diversifier dans des proportions extraordinaires le savoir sur les plantes, qui s'appuie aujourd'hui sur des disciplines comme la paléontologie, la géographie, la cytologie, la génétique, l'histologie, la biochimie.
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En 1873, l'égyptologue allemand Georg Ebers fit l'acquisition d'un volumineux rouleau de papyrus; après en avoir déchiffré l'introduction, Ebers fut surpris par cette phrase : « Ici commence le livre relatif à la fabrication des remèdes pour toutes les parties du corps humain. » Cet écrit se révéla être le premier traité médical égyptien connu. Il comportait une partie relative au traitement des maladies internes et une liste impressionnante de médicaments fait avec les plantes. On peut aujourd'hui avancer que, 2000 ans avant l'apparition des premiers médecins grecs, il existait déjà une médecine égyptienne, constituée comme ensemble de connaissances et de pratiques distinctes des croyances religieuses. Deux des recettes du rouleau de papyrusde Georg Ebers sont en effet données comme remontant à la Vie dynastie, c'est à dire quelque 24 siècles avant la naissance du Christ
Nous savons aujourd'hui que, du temps de l'ancien empire égyptien, le palais du pharaon entretenait un corps de praticiens, parmi lesquels se dessinaient déjà des spécialisations, telles l'odontologie, l'ophtalmologie. Beaucoup plus tard, en 450 av. J.C., Hérodote pourra dire qu'« en Égypte chaque médecin ne soigne qu'une seule maladie: aussi sont ils légion... ». A peu près à son époque, le temple d'Edfou développa une école de médecine et entretenait un jardin de plantes médicinales.
Parmi les plantes les plus utilisées par les Égyptiens, il faut citer les plantes le genièvre, la coloquinte, le grenadier, la graine de lin, le fenouil, l'érable, la cardamome, le cumin, l'ail, la feuille de séné, le lis, le ricin. Un basrelief provenant d'Akhetaton montre une plante médicinale qui allait, ultérieurement, jouer un rôle capital dans la pharmacopée du Moyen Age: la mandragore. Les Égyptiens connaissaient également les propriétés analgésiques du pavot, utilisé dans la confection du « remède contre les cris anormalement prolongés
Plus remarquable encore est la connaissance des plantes, acquise progressivement, des règles de dosage des plantes spécifiques à chaque drogue: cette pratique s'étendit à la fabrication et à l'administration de tous les remèdes permettant l'établissement d'ordonnances Ces connaissances des plantes médicales nées dans l'Égypte ancienne se répandirent notamment en Mésopotyamie. Le docteur Reginal Campbell Thompson, conservateur adjoint du British Museum, parvint à identifier, en 1924, 240 végétaux,minéraux et substances diverses dont les praticiens babyloniens avaient utilisé les vertus thérapeutiques, en particulier la plante belladone employée contre les spasmes, la toux et l'asthme; des tablettes mésopotamiennes mentionnent la plante le chanvre indien, auquel on reconnaît des propriétés analgésiques, et qu'on prescrit contre la bronchite, les rhumatismes, l'insomnie.
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Mais ce furent surtout les Grecs, puis, par leur entremise, les Romains, qui héritèrent des connaissances égyptiennes, et les portèrent à un plus haut niveau. Anstote, esprit universel, s'enquit de l'histoire naturelle et de la botanique Hippocrate, souvent appelé « le père de la médecine «, consigna avec ses disciples la somme des connaissances médicales de son temps dans l'ensemble de traités connu sous le nom de Corpus Hippocraticum: pour chaque maladie, y est décrit le remède végétal et le traitement correspondant. Caton l'Ancien, au 11e siècle av. J.C., mentionna dans son traité De re rustica 120 plantes médicinales qu'il cultivait dans son jardin. Au tout début de l'ère chrétienne, Dioscoride répertoria, dans son traité De materia medica, plus de 500 drogues d'origine végétale, minérale ou animale ; comme ses prédécesseurs, il s'efforça de faire la part du merveilleux, et de séparer le rationnel de l'irrationnel. Cette préoccupation scientifique ne fut pas toujours celle de Pline l'Ancien, dont la monumentale Histoire naturelle recèle parfois des descriptions quelque peu fantaisistes. Enfin, le Grec Galien, dont l'influence sera aussi durable que celle d'Hippocrate, attachera en particulier son nom à ce qu'on appelle encore la ((pharmacie galénique »: on distingue en effet l'emploi des plantes en nature », c'estàdire en poudres, et les « préparations galéniques », où des solvants comme l'alcool, l'eau, le vinaigre servent à concentrer les principes actifs de la drogue qui seront utilisés pour fabriquer onguents, emplâtres et autres formes galéniques.

La longue période qui suit, en Occident, l'effondrement de l'Empire romain, et à laquelle on donne le nom général de Moyen Age, ne fut pas précisément une époque de progrès scientifique rapide. Les domaines de la science, de la magie et de la sorcellerie tendent souvent à se confondre; des drogues comme la jusquiame noire, la belladone et la mandragore vont être considérées comme des plantes d'origine diabolique. Jeanne d'Arc ne sera telle pas accusée d'avoir « tourmenté les Anglais par la force et la vertu magique d'une racine de mandragore cachée sous sa cuirasse »? Il ne faudrait pourtant pas croire que le Moyen Age perdit complètement les connaissances acquises durant les millénaires précédents. Les moines, grâce à leur connaissance du latin et du grec, furentles détenteurs du savoir de l'Antiquité; beaucoup de monastères s'enorgueillissaient de leurs ((jardins des simples », où poussaient les plantes utilisées pour le traitement des malades. On conserve le souvenir de sainte Hildegarde, ((la sainte guérisseuse «, dont les traités, connus sous le nom de Phvsica, ne se contentent pas de résumer des connaissances anciennes: les vertus de certaines plantes, comme la piloselle ou l'arnica, y sont pour la première fois mises en lumière. Mais la médecine du Moyen Age fut surtout dominée par l'École de Salerne: les érudits qui y travaillaient firent connaître, par l'intermédiaire des savants (Avicenne, Avenzoar, IbnalBaytar) et des textes arabes, nombre d'ouvrages de la médecine grecque. Roger de Salerne, au début du xIIe siècle, fit faire des progrès considérables à la chirurgie de son temps.
C'est pourtant la Renaissance, avec la mise en honneur de l'expérimentation et de l'observation directe, avec le développement des grands voyages vers les Indes et l'Amérique, qui va être à l'origine d'une nouvelle période de progrès dans la connaissance des plantes et de leurs vertus. Au début du xvIe siècle, le médecin suisse Paracelse essaie de cerner l' âme », la « quintessence » des végétaux, d'où s'irradient leurs vertus thérapeutiques. Ne disposant évidemment pas des moyens d'analyse que fournira ensuite la technique moderne, il tente de rapprocher les vertus des plantes de leurs propriétés morphologiques, leur forme, leur couleur: c'est la fameuse ((théorie des signatures «. Son contemporain l'Italien Matthiole commente l'ouvre de Dioscoride et découvre les propriétés du marron d'Inde et de la salsepareille d'Europe. Olivier de Serres réforme l'agriculture française sous Henri IV, mais il constitue aussi, dans son domaine de Pradel, dans le Vivarais, un admirable jardin médicinal, imité quelque temps après par Louis XIII, qui fonde en 1635 à Paris le Jardin du Roy, ancêtre de l'actuel Muséum national d'histoire naturelle. C'est aussi l'époque où enseignent à Montpellier tous les grands botanistes: Mathias de Lobel,
Guillaume Rondelet, Charles de l'Écluse, Jean et Gaspard Bauhin, qui font faire de rands progrès à la classification systématique des végétaux, rendue de plus en plus indispensable par la masse immense des connaissances acquises. Le développement des routes maritimes, ouvertes depuis la fin du xve siècle, place en effet l'Europe au centre du monde: les produits des pays lointains y affluent, et parmi eux les plantes nouvelles, aux vertus parfois terrifiantes: Pour exemple: les conquistadores firent à leurs dépens l'expérience des propriétés mortelles du curare ; l'écorce de quinquina est utilisée pour faire tomber les fièvres paludéennes, bien avant que l'on sache extraire la quinine



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